Chroniques d’Irlande : Barack Obama à Moneygall, filets de ruine, et un syndrome de Stendhal face à l’océan

Ce matin-là, je me réveille à cinq heures, encore, et enfile avec la plus grande discrétion dont je sois capable mes habits dans la salle de bain de mon auberge de jeunesse. Pour arriver au point de rendez-vous, la Charlemont House, j’ai regardé trois fois, il me faudra quarante-cinq minutes de marche, une traversée de Dublin du sud au nord, par-delà la Liffey. Je galope dans les rues vides, pressée, tentant de faire abstraction de la nuit et des ordures, des bâtiments vides et des immeubles effondrés – je suis du genre prudente, très à cheval sur les horaires, il est hors de question de parvenir au point de rendez-vous à 6h38 plutôt qu’à 6h37. Défiant les prévisions du GPS, je me rapproche de Ranelagh avec quelques minutes d’avance et, pourtant, mon inquiétude grandit à mesure que je me rapproche de l’adresse annoncée. Je longe un quartier d’affaire au bord d’un petit canal – il y a, par ci par là, quelques bureaux, un hôtel, une silhouette encapuchée qui traîne à côté d’un buisson – mais pas l’ombre d’un car ni d’une famille allemande qui semble sur le départ d’une excursion à la journée. En fait c’est assez simple : devant la Charlemont House, il n’y a pas un rat.

Je vérifie une fois, deux fois, puis trois, sur l’application GetYourGuide le petit cercle bleu indiquant ma localisation est calqué à la goutte rouge étiquetant le point de rendez-vous sur la carte. L’angoisse grandit, j’opère quelques manipulations et découvre avec horreur qu’il existe une Hugh Lane Gallery sise dans une maison homonyme, Charlemont House, à Parnell Square, exactement de l’autre côté de Dublin – et, couperet final, à très exactement quatorze minutes de marche de mon auberge de jeunesse. Mon car part dans moins de dix minutes, sur l’application ils sont très clairs, on ne tolèrera aucun retard. Dans ce genre de situations, il faut réagir vite : je commande un taxi et prie Dieu avec toute la ferveur dont je suis capable pour que la famille d’allemands imaginaire avec lesquels je prévois de faire le voyage ait mis un peu plus de temps que prévu à fourrer ses bagages dans la soute. Tandis que mon taxi roule à tout allure sur le chemin exactement inverse à celui que j’avais fait en marche rapide l’heure précédente, je me trouve étonnamment stoïque pour quelqu’un qui risque de perdre 80 euros à cause d’une bête coïncidence homonymique.

J’ai sauté hors de mon taxi comme une truite hors d’un ruisseau, me rue sur le premier bus que je vois, Cliffs of Moher ? I’m so sorry for being late, et Sandy, vêtue d’un bonnet rose Barbie à flonflon pailleté me répond, Don’t worry girl, just enter the car. J’ai une place assez nulle, côté couloir, mais rien n’est trop beau pour quelqu’un qui vient de réussir une telle mission de sauvetage.

Il a fallu atteindre un certain degré dans la levée de mes inhibitions pour me sentir en paix avec l’idée de réserver des excursions à la journée en bus touristique. Les villes d’Irlande, pour l’expérience que j’en ai, sont souvent mignonnes mais assez pauvres en intérêts proprement vacanciers. Ce qui est merveilleux, ce à quoi il faut aller se confronter, c’est bien entendu la beauté des paysages – hors, sans voiture et, a fortiori, sans permis, comme c’est mon cas, il est parfois assez compliqué de les découvrir. On finit donc par admettre que bon, d’accord, on a un peu honte, mais qu’il sera plus simple de se promener dans les montagnes de Wicklow grâce à un tour en car avec un mec sympa qui porte une casquette verte et qui s’appelle Jerry qu’en combinant un train, puis un bus, puis un autre bus, le mauvais enchaînement des trois transports nous faisant atterrir dans le bled le plus proche du monastère de Glendalough en fin d’après-midi, ce qui nous contraindra donc à payer 150 euros notre nuit dans l’hôtel local le plus accessible, ou à dormir sous la pleine lune, la tête posée sur une pierre tombale.

La première fois, je dois le dire, j’étais quand même un peu gênée. Alors que je patientais avec la vingtaine d’autres participants devant l’hôtel Gresham, j’ai arboré mon air le plus détaché, celui de celle à qui on la fait pas, qui a beaucoup marché et baroudé, et qui n’a réservé l’excursion que sous la contrainte. Puis j’avais remarqué que c’était quand même pratique et sympa, ces petits tours dans un bus chauffé de village en village et à travers les montagnes. Et, chaque fois que je suis retournée en Irlande, j’ai au moins une fois réservé l’une de ces excursions que je m’offrais comme un cadeau du séjour, me permettant de continuer à gratter les fonds de terrier de ce pays où je n’ai de cesse de faire retour.

Aujourd’hui, j’ai payé 80 euros pour aller voir des falaises au bord desquelles j’ai déjà marché, les Cliffs of Moher. Situées dans le comté de Clare, il faut un peu plus de trois heures pour s’y rendre au départ de Dublin. C’est donc tout naturellement que notre première escale du trajet aura trouvé son point de chute idéal dans ce petit coin de monde insolite, à l’intersection de la Mótarbhealach 7 et de la route 445, jonction 23, où se niche la Barack Obama Plaza.

Il y a deux cents ans de cela, un dénommé Falmouth Kearney, fils de cordonnier originaire de Moneygall, décida de quitter sa cahutte au milieu de nulle-part, et pris les voiles pour New York. Ce Falmouth Kearney, que j’imagine volontiers en homme agréable et bien chaussé, n’est autre que l’arrière-arrière-arrière-grand-père de Barack Obama. À l’occasion de la Saint-Patrick, 17 mars 2011, le fraîchement élu président des États-Unis annonce, non sans émotion, son intention d’effectuer un pèlerinage sur la terre de ses aïeuls au courant du mois de mai. C’est ainsi que Barack et Michèle se sont retrouvés à boire des pintes de Guiness au pub Ollie Hayes, le seul de Moneygall, entourés de son cousin éloigné Henry Healy et de quelque cinq mille autres habitants du comté. C’est tout naturellement que l’évènement fut exploité jusqu’à la moelle dans les environs et ceux-ci étant tout particulièrement dépourvus d’intérêt quelconque, il fut décidé d’élever un édifice en l’honneur du président – en lieu et place d’une pierre sur laquelle bâtir une église, fut finalement construite une station-service.

Dans la Barack Obama Plaza, vous pourrez trouver, outre les pompes à essences concomitantes à la nature du lieu : une pizzeria Papa John, un Spar, un Bewleys Coffee, et un Supermac très bien achalandé. Une fois que l’on a vu cela, on a à peu près tout vu – la légende raconte, pourtant, qu’il y aurait une salle de conférences et un musée dédié à l’étage, juste au-dessus des toilettes pour routiers[1]. En reprenant votre véhicule, cependant, vous pourrez observer sur le rond-point de sortie une superbe sculpture en bronze de Barack et Michèle vous saluant pour vous souhaiter bonne route. J’étais très contente de m’arrêter à la Barack Obama Plaza, où j’ai pu déguster d’excellents biscoff overnight oats trouvés dans le rayon frais du Spar, mais je peux vous dire qu’après ça, j’ai dormi.

Une bonne heure plus tard, l’océan se dévoilait enfin par-delà les plaines. C’est Sandy qui m’a réveillée en agitant son bonnet rose et pelucheux tandis qu’elle avait repris ses commentaires sur les villes et paysages que nous traversions. Si vous avez la chance de traverser les campagnes, en Irlande, vous serez surpris du nombre de ruines qu’on y trouve. Chaque centimètre d’herbe semble avoir la sienne – une maison, une ancienne tour, un ancien château, pour la plupart minuscules et dont le squelette est pourtant encore suffisamment articulé que pour conserver son aura tragique et superbe. Même les cimetières conservent en leur centre les gros cailloux de leurs anciennes chapelles abandonnées. Ce qui surprend, systématiquement, outre le caractère bien conservé de ces édifices à moitié effondrés et recouverts de mousse, c’est le désintérêt total avec lequel on les laisse là, sans un mot. Une poignée seulement de ces vieilles constructions, églises, monastères, châteaux, sont exploitées à des fins touristiques – et je ne sais pas très bien à vrai dire sur quels critères, tant les ruines sont nombreuses et souvent impressionnantes. Il y en a tellement qu’une carte interactive a été créée pour les référencer et, si vous la consultez, vous serez stupéfaits de voir leur nombre se multiplier à mesure que vous zoomez[2].

Évident symbole des vagues successives d’immigration, de départ et d’exil des Irlandais en dehors de leur pays, une de ces structures rappelle mieux que les autres cet épisode tragique de l’histoire nationale qui est celui de la Grande Famine. Affaire de pomme de terres, on le sait, et de récoltes anéanties par le mildiou, l’écolier a souvent moins conscience de la responsabilité des politiques impérialiste britanniques pour expliquer l’ampleur de la tragédie. Dans les campagnes irlandaises, et en particulier dans l’Ouest, vous verrez les collines affublées d’un étrange maillage de murets, si nombreux qu’on dit que l’addition totale de leur superficie kilométrique excède la distance terre-lune. Ces constructions, initialement imposées par l’administration britannique, visaient à réduire les acres de terrain des paysans par l’acte de succession. Pendant la Grande Famine, le colon faisait bâtir à l’Irlandais affamé des murs à longueur de journée, pour purifier un sol déjà pauvre en ressources de ses trop nombreuses pierres et puis, eh bien – pour qu’il s’occupe.

 À la suite de quoi, on donnait au pauvre une soupe. C’est pourquoi ce filet de cailloux entassés sont appelés les Famine walls.

Notre car fonce vers l’océan, et je me tortille sur mon siège pour regarder l’eau se dévoiler, immense, grise, collée à l’horizon comme une plaque d’amiante. Au bout du bus, Sandy s’écrie qu’on a vraiment un sacré bol, il fait beau, la vue sera dégagée. Je regarde par la fenêtre, circonspecte, car il bruine – et ce rideau nébuleux du crachin respire sur les prairies en les recouvrant d’une pellicule aussi grisâtre et translucide qu’une peau d’ongle. La météo, à mesure que nous nous rapprochons du Visitor Center, semble devenir une véritable obsession pour Sandy. Elle hurle. Il fait beau, superbe, magnifique ! En Irlande, vous n’aurez pas cette chance tous les jours ! Le soleil joue à cache-cache derrière les nuages, imbibant de temps à autres d’une lumière jaune et vaseuse les reflux de la terre qui ont gonflé les collines.

La pluie s’abat avec une sourde insistance sur les fenêtres du bus. Sandy se tait avant de reprendre ses prophéties performatives. Vraiment, quel temps ! Je vous recommande d’emprunter le sentier sur la droite, où vous aurez le plus beau panorama possible. Le ciel est si dégagé que vous pourrez sans doute apercevoir les îles d’Aran. Elle me fait penser à ce personnage d’Hilsenrath qui, séquestré par une vieille sorcière dans la toundra russe, ordonnait chaque nuit au soleil de se relever – et qui, voyant l’aurore poindre, y trouvait une confirmation du pouvoir du langage à exercer sa propre divinité. Le déni de notre guide est si total que je finis par penser qu’à force de proférer ses exigences, les nuages se dégageront pour nous.

Quand je sors du bus, le vent est tellement violent que mon écharpe s’envole pour aller s’échouer quelques mètres plus loin sur le parking. Loin de s’être scindés pour notre passage, les nuages sont désormais gorgés d’une eau qui nous tombe sur le visage par seaux, fouettant notre visage avec une remarquable régularité. Je marche péniblement jusqu’à l’accueil des visiteurs, déstabilisée par la force des bourrasques, prête à m’envoler. Une fois à l’abri, après trente secondes seulement, mes joues sont violettes d’avoir été tant rudoyées, et ma frange est trempée – je m’observe dans un petit miroir, je ressemble à un chien qui a batifolé dans les flaques. Quelques secondes plus tard, un soleil radieux nappe les plaines, et la tempête s’est tue. Sandy avait raison d’insister, les cieux ont obéi à sa demande.

Alors que je m’élance, quand même un peu surprise, vers les sentiers balisés, me reviennent avec beaucoup d’intensité les images de mon dernier passage aux falaises de Moher, deux ans auparavant. C’était un jour de décembre aussi et, sans surprise, se débattait dans les campagnes le même vent, avec sa même charge de pluie. J’ai déjà raconté brièvement dans une note de bas de page la stupeur qui me frappe chaque fois que je repense à mon inconséquence de ce jour[3] : loin d’opter pour l’option voyage en car, j’avais fait le trajet de Galway jusqu’à Doolin, bien déterminée à randonner en bottines Stradivarius les douze kilomètres de sentier rasant les falaises jusqu’au site. Il m’avait fallu quelque chose comme cinq cent mètres pour comprendre que je me lançais dans une expédition aussi dangereuse que stupide mais, bornée comme un âne et particulièrement triste à cette période, je m’étais engagée sur la Cliff Walk en me disant que ça m’allait aussi bien de remettre mon destin aux mains de Dieu.

Mes ami.e.s disent souvent que je dois avoir des anges gardiens particulièrement performants, tant il m’arrive de survoler les dangers de la vie avec une naïveté si énorme qu’elle en deviendrait presque élégante, ce qui ne m’empêche pas de les appréhender avec une angoisse continue. Ce jour-là en fut un bon exemple. J’étais engagée depuis à peu près une heure sur le chemin lorsque mes pieds avaient commencé à s’enfoncer dans la boue. J’étais, bien entendu, absolument seule, personne d’autre n’ayant eu l’inconséquence de contourner les barrières affichant en lettres très grosses, très grasses, très claires, que l’accès à la randonnée était strictement interdit en raison des conditions météorologiques qui la hissaient à un niveau d’extrême dangerosité. À ce moment-là, ça me semblait peu – et mon esprit était tout entier occupé à ressasser les derniers éclats d’une relation amoureuse avortée, et à en triturer les débris. Arrivée à environ cent-cinquante mètre au-dessus du niveau de la mer, la situation s’était aggravée : j’avais désormais les jambes dans la boue jusqu’aux cuisses ; et, quand il m’arrivait de poser les pieds sur une parcelle de sol dur, c’était le vent qui secouait tellement ma silhouette fébrile que je préférais marcher dans les marais pour ne pas risquer de chuter. La Doolin Cliff Walk, comme son nom l’indique, borde le vide. Il est plus que possible d’y tomber.

J’avais marché, comme ça, avec mes vieilles chaussures de ville, mon simple k-way et mon cœur en lambeaux pendant plus de six heures. La tempête m’avait ralentie, épuisée, je n’avais plus d’eau depuis le kilomètre 2, m’étais perdue dans le bog et avais manqué de mourir quatre ou cinq fois lorsque j’avais finalement pu, avec un soulagement immense, sauter les barrières d’accès au site des falaises de Moher. J’avais retrouvé le monde uniquement pour mieux le quitter : le soleil se couchait déjà, il me restait à peine vingt minutes pour attraper le dernier bus de la journée, et j’avais conclu mon expédition par une folle cavalcade en bousculant les touristes pour courir jusqu’au parking. J’avais eu mon bus et, au bout du compte, saine et sauve, j’étais rentrée. Quand je repense à cet épisode, j’imagine ma petite silhouette lutant avec le vent et les marais, et je suis inquiète, et triste.

Je repense à tout cela en grimpant les collines, à mon chagrin d’alors et – chose évidente, qui me frappe alors que les immenses dents de roche et de schiste émergent des remous de l’océan, à la beauté.

Je ne sais pas s’il est possible de définir ce qu’est la beauté en ce qu’elle n’est, semble-t-il, pas une chose, c’est-à-dire un objet dont l’on pourrait saisir l’essence, mais un état – la seule manière dont on pourrait la capter dès lors ne se situerait que dans les traces qu’elle imprime en nous, comme un coup de botte dans du levain. Comprenez moi bien, je crois aux transcendances, et à une certaine universalité du beau, qui nous est extérieur – mais il me semble plus sage et plus humble de la regarder au travers des rémanences qu’elle nous inflige. Il est des beautés si grandes qu’elles nous font perdre pied, voilà ce qui m’arrive lorsque je me tiens, seule parmi la foule, drapeau dans le vent, face à l’immensité de ces blocs minéraux déchirés par les siècles.

Ce jour-là, j’aurais eu plus que loisir de parcourir les six kilomètres de sentiers officiels balisés. Très vite, la splendeur m’engloutit, et je m’engloutis avec elle, je marche vite, le nez rentré dans mon écharpe, je suis happée par les mouettes, le calcaire, le schiste, les fleurs sauvages, les moutons à tête noire, les étendues de gazon ocre, les milliers de macareux déposés à flanc de rocher. Je me sens remuée aux fondements, comme si j’avais l’âme en équilibre sur une faille sismique, et mon esprit s’emballe à la manière d’une ruche brisée sur le sol, et du bourdonnement de ses guêpes. Je pense à tout, aux mots, aux choses, très vite je délire un peu, élabore des théories philosophiques, je me dis que la beauté nous extrait et que, nous extrayant, elle nous confronte à des images tenaces comme un éclat de verre logé dans l’œil, que nous sommes contraints à regarder un endroit de nous-même où nous sommes fragiles car c’est précisément là que vient taper le marteau de la grâce.

Je cours presque, désormais. Au bord des falaises de Moher, il y a tout un tas de panneaux alertant sur les dangers de chute et, à intervalles réguliers, on croise également des pancartes de prévention au suicide. En Irlande, vous en trouvez régulièrement par-dessus les cours d’eau, j’en ai même déjà vu un à côté d’un étang si minuscule qu’il relevait presque de la flaque. Le texte est souvent le même, court, incisif, efficace : Feeling alone ? Seeking for help ? – puis, en lettres capitales, juste en dessous, le numéro d’une ligne téléphonique d’écoute gratuite. Le service est proposé par les samaritains.

Je marche avec mon bagage de pensées en fusion, tout cela ne m’aide pas à apaiser mon esprit, je pense à la mort et à la vie, bouscule des adolescents, certains me laissent passer avec l’air inquiet, j’ai des images qui grouillent par centaines, des pensées fractales, des doigts sur mes hanches, des cruches de lait frais déposées sur des poubelles, des dictionnaires déployés comme des magnolias avec leurs centaines d’entrées manquantes.

Parvenue à la petite rambarde que j’avais escaladée deux ans auparavant, marquant la fin du site officiel, je m’arrête. Juste là, agrafée à un caillou, une pancarte des bons samaritains se dresse, jaune, face à l’océan. Une petite dame enfonce avec passion son doigt dans une fente des dallages. À quelques centimètres d’elle, son époux, le visage à moitié couvert par son anorak, fixe obstinément la crête fine entre le panneau de prévention et l’océan. Il sourit.


[1] https://www.dailyedge.ie/barack-obama-plaza-moneygall-3173044-Jan2017/

[2] https://heritagedata.maps.arcgis.com/apps/webappviewer/index.html?id=0c9eb9575b544081b0d296436d8f60f8

[3] https://alicehendschel.com/2023/02/08/la-nonne-de-kylemore-abbey-et-lenergie-de-pur-accueil/#_ftn2

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