Tenir un carnet de voyage : un manifeste amateur pour celleux qui en ont envie et n’osent pas se lancer


Introduction


L’été touche à sa fin et, à Paris, la rentrée s’annonce dans ses habits d’orages et d’air lourd. Après plusieurs mois sans articles publiés sur ce blog (j’en avais pourtant écrit un, mais je me débats encore avec quelques considérations éthiques au sujet de sa diffusion) (une phrase bien trop lourde pour ce qu’elle sous-entend et qui bien entendu n’a rien de très compliqué), j’ai pensé que mon retour en fanfare sur cette plateforme serait plus doux à écrire encore à propos de mon plus grand amour, j’ai nommé : les carnets. Et plus spécifiquement ici des carnets de vacances.

Bien entendu, j’ai des dizaines et des dizaines de carnets, tous dédiés à leurs univers particuliers, que je m’échine à remplir au quotidien de la façon la plus jolie et réconfortante qui soit pour moi. Cet été, parce que je suis beaucoup partie (sur le chemin de Compostelle, à Bruxelles, pour faire le GR30 autour des Volcans d’Auvergne, à Naples puis à Rome) (c’est une grande chance, ce dont j’ai bien conscience), mes journées ont été un inépuisable vivier à dessins, petites histoires et poèmes, que j’ai partagé plus activement sur Instagram que d’habitude.

Quoique je ne sois pas une illustratrice confirmée, et que je continue à me débattre avec une certaine timidité à ce sujet, j’ai pensé qu’au fil des ans j’avais acquis dans ma « pratique du carnet de voyage » une certaine aisance, ou du moins quelques trucs et astuces ou conseils qui pourraient servir à celles et ceux qui voudraient se lancer avec une vigueur olympique dans cette agréable activité de récolte du souvenir.


L’attrait pour le carnet de voyage


Quand j’ai eu onze ou douze ans, ma grand-mère maternelle nous a emmenées, ma sœur et moi, passer une semaine sur la côte Amalfitaine[1]. Pour une raison que j’ignore, car ce n’est arrivé que cette fois-là, ma mamy nous avait acheté, à l’une et à l’autre, deux carnets à spirale ainsi qu’un rouleau de scotch et une boîte de crayons, et nous avait vivement incitées à tenir un carnet durant notre voyage. Je suis retombée dessus récemment : si mes efforts avaient pris fin au bout d’une troisième jour (à cause d’une indue dispute familiale, dont je faisais le récit mélodramatique sur la dernière page), je m’étais tout de même efforcée au début du séjour de tenir une narration non seulement accompagnée de dessins, mais également ludique. Très concrètement, sur une page par exemple j’avais dessiné trois cocktails (dont deux sans alcool, bien entendu) et détaillé leurs ingrédients, et demandait à mes lecteurices de deviner qui de Marie, de mamy ou de moi avait pris quelle boisson. La réponse se trouvait masquée derrière des languettes qu’il fallait tirer. Bien entendu, l’effort créatif était assez laid et bâclé, mais l’idée était là.

Allez hop une petite photo de Sorrente cet été pour la route mdr

Je suis retombée dessus récemment et, quoiqu’il fût maigre, relire ces quelques pages m’a procuré un plaisir fou (de la même façon qu’un vieil album photo alourdi de poussière abandonné dans une cave, ou qu’une lettre retrouvée dans un livre anodin). Je crois que c’est cette découverte qui m’a reconfirmé mon intérêt pour les carnets en tous genre et, spécifiquement, de voyage en raison de l’originalité des images qu’ils convoquent et permettent de créer.

C’est en partant en 2021 avec deux de mes meilleurs amis, en Toscane puis sur la côte d’Azur, que je me suis remotivée à tenir des carnets de voyage un minimum réfléchis et conséquents. Depuis, chaque fois que je pars (et, dans les fait, je pars assez souvent), tenir un carnet ou non est une question qui se pose systématiquement. Ainsi, inspirée par un certain nombre d’illustratrices que je suis sur Instagram[2], ma pratique a évolué et, quoiqu’elle soit toujours en cours (et qu’elle le sera d’ailleurs, j’espère, toujours), s’est adaptée aux spécificités du voyage effectué. Ainsi, tenir un journal illustré pendant une randonnée demande toute une réflexion à propos du poids et du volume du matériel que j’emporte[3] ; le volume d’un bagage à main gratuit autorisé dans les compagnies de vol low-cost restreint les possibilités également. Le type de paysage détermine également pour moi le genre de dessins dont je souhaite accompagner mes pages : le pastel, par exemple, me semble plus adapté à des paysages de campagne, tandis que j’aurais tendance à choisir l’aquarelle pour un voyage en ville (car le tracé au crayon ou au stylo est plus propice à la précision des façades ou des vues urbaines). Enfin, l’état d’esprit dans lequel je me situe en amont du voyage décide également le type de carnet que j’imagine : en partant en Irlande en novembre, j’avais plus ou moins décidé de ne pas trop dessiner pour me concentrer sur la poésie et l’expérience ; à Compostelle en juin d’écrire principalement pour rester concentrée sur les rencontres que je pourrais faire (autant spirituelles qu’humaines).

Ce genre de réflexion, me semble-t-il, est un premier pas essentiel du projet de départ, quelque soit l’ampleur qu’on souhaite lui donner.


Faut-il être un artiste ou quelqu’un de particulièrement sentimental pour tenir un carnet de voyage ?


La plupart du temps, lorsque je parle autour de moi de la tenue d’un carnet de voyage (les miens ou ceux que mes ami.e.s envisagent d’écrire ou non), c’est la même résistance qui s’oppose : je ne sais pas dessiner et je ne sais pas ce que je pourrais mettre dedans – ou, variation intéressante : je ne sais pas si j’aurais la rigueur d’en tenir un.

Lorsque j’ai tenu ce carnet de voyage, en août 2021, je venais de me remettre à dessiner et était peu sûre de mon trait. Aujourd’hui, pourtant, je l’adore.

Hors, si le fait de tenir un journal (quel qu’il soit, d’ailleurs, le raisonnement s’appliquant au journal intime comme au carnet de croquis quotidien) nécessite par nature une certaine assiduité[4] qui n’est pas sans relever pour quelques-uns – selon mon dernier psy en date – d’un locus de contrôle, il ne me semble pas nécessaire d’avoir un penchant exagéré pour l’expression de soi pour prendre du plaisir à tenir (puis relire ou faire lire) un carnet de voyage qui nous ressemble. En un mot comme en cent, je ne crois vraiment pas qu’il faille avoir une pleine confiance en la nature exceptionnelle et singulière de notre propre personnalité pour tenir un carnet de voyage.

Penser le sujet (et, a fortiori, toute narration) en ce sens serait franchement dommage – à plus forte raison parce qu’il n’existe sans doute pas de sensibilité plus intéressante qu’une autre pour penser un trajet et les lieux qu’il dévoile. Se demander si tout le monde peut être un artiste est un vaste débat à propos duquel je n’ai pas de réponse, mais je crois quand même qu’il n’y a pas de regard sur le monde indigne d’intérêt. En revanche, il faut sans doute un peu de sentimentalité pour franchir de soi à soi le cap du : « je crois que la façon dont je vois les choses mérite d’être racontée ».

Pour ce qui est du talent artistique qui supposément est requis pour la tenue d’un carnet de voyage, je ne crois pas qu’il soit nécessaire. Une ode à telle ou telle montagne ou un fantastique croquis à la sanguine du Monastère des Hyéronymites ne sont pas à la portée de tout le monde (moi compris) mais ne sont pas nécessaire non plus à garder d’un voyage un souvenir qui nous émeut et nous ressemble.

Je l’ai déjà signalé sur Instagram mais le dessin de droite (qui date de juillet 2021) est inspiré d’une illustration de l’artiste Beya Rebaï.

Ma première recommandation, en ce sens, pour nourrir les pages d’un carnet de voyage reste tout simplement de récolter. Quand je pars, et quelque soit le matériel que j’ai emporté avec moi, je le laisse la plupart du temps dans mon sac à dos/dans mon valise/dans  mon auberge de jeunesse. En revanche, je garde systématiquement à portée de main (c’est-à-dire littéralement dans mon sac à main, ou dans ma poche si elle le permet) deux choses :

  • Le carnet
  • Un stylo noir/un porte-mine

Ca ne prend pas de place et avec cela on peut déjà tout faire, et choisir de laisser les instants saisis dans leur forme vive. Croquis, pensées, bouts de poèmes : tout cela peut s’écrire accroupi en pleine rue en prenant appui sur ses genoux – quoiqu’il soit plus agréable et parfois moins gênant d’être assis sur une vraie table. Y penser devient petit à petit un réflexe naturel qui ne prend ni temps ni effort. Il suffit de capturer ce que l’on veut retenir de notre regard.

Mais, plus encore, le carnet me sert aussi de presse-papier et de farde. Si je tiens un carnet de voyage, je garde systématiquement tout (tout ce qui est relativement plat tout du moins) : tickets de transports en commun, tickets de caisse, additions, brochures touristiques, fleurs et feuilles, cartes de visite, serviettes en papier ; et je les glisse entre les dernières pages pour qu’elles se pressent[5] et se conservent en attendant que je décide si elles auront ou non une place dans mon carnet. Ce genre de récoltes font d’excellent témoins et, en outre, donnent du relief et colorent n’importe quel carnet. Ainsi, on parvient déjà au syntagme essentiel, selon moi, du matériel à emporter :

  • Un carnet
  • Un stylo/ un crayon
  • Un rouleau de scotch.

A vrai dire, ça suffit. Voyons maintenant pour la suite :


Comment faire un beau carnet quand on n’a ni argent, ni bonnes idées, ni matériel particulier ?


Un croquis rapide assise sur un trottoir puis rempli plus tard sur une vraie table. C’était en juillet 2022 et sachez qu’à l’époque j’étais très fière de mes progrès en perspective mdr

Je ne suis pas une artiste accomplie et ne me considère absolument pas comme telle. Dans ce dernier sous-chapitre, vous trouverez donc quelques conseils à propos du matériel à emporter quand, comme moi (ou non), on n’a pas envie de dépenser deux cent euros pour de la papeterie de qualité premium et qu’on ne maîtrise pas toutes les subtilités techniques de l’aquarelle (quoique j’adore en faire malgré que je n’aie jamais réussi à utiliser un pinceau réservoir). Je vous invite donc encore une fois à consulter les comptes Instagram des illustrateurices que vous aimez : pour la plupart, ils ont des story à la une « Matériels » où l’on glâne facilement de bonnes idées.

En ce qui concerne le choix du carnet[6], la première chose à laquelle vous devriez faire attention selon moi est le format. En ce qui me concerne, je préfère des formats carrés plutôt que A5, et je favorise les carnets de petite taille pour plusieurs raisons : ils sont plus faciles à mettre dans une poche ou un sac à main (ce qui pour moi est essentiel) et il est moins intimidant de remplir joliment une petite page qu’une grande. Si vous envisagez néanmoins de dessiner de vastes paysages à l’aquarelle ou aux crayons, il vaut peut-être mieux favoriser des formats horizontaux. Ensuite, à titre personnel, j’ai tendance à favoriser le prix du carnet au grammage du papier[7], même si je conseille de faire attention à prendre au minimum 90g/m². À ce stade, le papier peut gondoler un peu mais les dégâts restent raisonnables  – en dessous, même un simple crayon gris peut abimer la feuille si vous forcez le trait. Si, toutefois, vous envisagez sérieusement l’aquarelle, faites bien sûr attention au type de papier (en général 300g/m²) (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

En ce qui concerne l’aquarelle, il s’agit je pense de l’un des mediums dont le prix malheureusement est le plus directement corrélé à la qualité. Même si j’utilise fréquemment des palettes de peinture à l’eau achetées en désespoir de cause ici et là (chez Flying Tiger par exemple), j’admets qu’investir dans une bonne palette d’aquarelles – quitte à s’en tenir aux couleurs primaires et à faire les mélanges – reste encore la meilleure option pour obtenir de bons pigments et une fluidité optimale dans les nuances. Comme je ne suis vraiment pas experte en la matière, je me contente de vous dire que j’utilise une palette Windsor & Newton (45 semi-godets) et que je suis très satisfaite de sa qualité – puis, parfois, j’achète un à un des godets suivant mes envies – mais de bonne marque toujours.

Le meilleur conseil que je puisse vous donner dans ce cadre particulier, si vous avez une palette imposante, comme celle que j’utilise au quotidien, est d’acheter un boîtier d’aquarelles vide (vous en trouverez dans tous les magasins de fourniture artistique)[9] pour douze godets, et d’y mettre les couleurs de base ainsi que quelques teintes parmi celles que vous préférez/pensez utiliser le plus. Vous réduirez ainsi la place de votre matériel dans votre sac ou votre valise.

De façon générale, j’essaye maintenant de réduire au maximum le volume de mes trousses et boîtes (d’autant que, la plupart du temps, par souci économique, je ne voyage qu’avec un bagage à main voire un gros sac à dos, et jamais de valise). Ce principe du petit boîtier se décline donc à tout autre type de fourniture artistique. Soyez attentif.ve.s à ne pas vous encombrer : au-delà du fait que ça fait du poids sur le dos, vous risquez de perdre du matériel voire d’en être agacé. Ainsi, cet été, en Auvergne comme en Italie, je n’ai pris qu’une petite trousse plate, et j’y ai mis une sélection de quinze pastels gras – plus quelques stylos. Ce sont les seuls dont je me suis servi.

Je vous laisse admirer la mienne, qui a bien vécu, et constater que je n’aime pas le violet (bref, l’intérêt du truc est que ça se roule)

Une autre option, si vous préférez le crayon ou le feutre, par exemple, est la trousse à crayon à enrouler[10]. C’est pratique car ça prend peu de place et permet de ranger son matériel/ses crayons/ses bics/ ses pinceaux de manière claire et organisée. J’y mets en général deux stylos noirs, un stylo blanc, trois pinceaux de trois tailles différentes, un porte-mine, et pour les places restantes je fais un nuancier de crayons – encore une fois en adaptant la sélection à ce que je suppose être les couleurs que j’aurais besoin d’utiliser. J’ai acheté la mienne chez Sostrene Grene, mais je ne sais pas s’ils en font encore.

Enfin, une fois ces choix effectué, il reste essentiel selon moi (bon ce n’est peut-être pas vital ni crucial, mais vous avez suivi) d’emporter avec soi un rouleau de scotch transparent (a minima, mais si on se sent d’humeur fancy on peut aussi emporter du washitape : il y en a de toutes les couleurs et de tous les motifs) ; si vous le pouvez, une paire de ciseaux (mais si ce n’est pas possible un vieux couteau qui traine dans l’évier sale d’une auberge de jeunesse peut faire l’affaire, ou un coup de dents) ; et, en extra-bonus, j’ai essayé les mini-imprimantes portables[11] et ça reste une option sympa pour agrémenter ses carnets de quelques photos qui s’impriment en une minute directement connectées à votre téléphone par Bluetooth. Le papier photo est assez cher mais ce type de petites imprimantes connectées ne le sont pas tant. Je dis simplement que ça se fait, et que je ne regrette pas cet achat : on a moins tendance à repousser l’impression que quand il faut aller les faire développer au retour.

Maintenant, je maintiens qu’un carnet, un stylo et du scotch suffisent – cela dépend vraiment de ce que vous souhaitez[12].


Conclusion : tenez un carnet si vous en avez envie, sans trop vous demander si vous en avez la stature ni si ça vaut vraiment le coup de lutter avec le temps pour capturer ses souvenirs


Pour conclure ce petit manuel amateur de la tenue d’un carnet de voyage, je voulais insister une dernière fois sur deux points. Le premier est que si vous en avez envie, vous demander si vous avez le « talent » pour tenir un journal (quel qu’il soit) ne me semble pas être une bonne question. En voyage tout particulièrement, les indices et les beautés pleuvent, il n’y a aucun besoin d’être un artiste confirmé pour remplir vos pages de ce qui vous touche. Votre carnet vous ressemblera même s’il est brouillon, et ce sera déjà bien assez. Ca l’est, en tout cas, au regard du plaisir que vous prendrez à le faire et à vous remémorer plus tard les choses que vous avez vues et les aventures que vous avez traversées. Je ne l’ai d’ailleurs pas mentionné mais le carnet de voyage n’a même pas besoin d’être matériel (c’est un biais induit par mes tendances bibliophiles) ; s’il est digital ce sera bien aussi, et le principe reste le même. Ouvrez votre esprit à la narration, notez ce que vous voulez noter. Ça suffit.

Notez qu’au final, je ne regrette pas du tout le carnet de voyage dont sont issus ces dessins, il est très mignon aussi

La seconde est une réflexion que je me suis faite en rentrant de mon premier voyage à Dublin, en octobre 2022. Sur les trois jours que j’ai passé sur place, j’étais tellement émerveillée par la ville et ma solitude que j’ai ressenti le besoin de tout dessiner et de tout noter (ce que je voyais, ce que je mangeais, ce que je ressentais, les gens avec lesquels je parlais). Au final, j’avais tellement de choses à raconter que sur trois jours je pense y avoir passé une bonne vingtaine d’heures – c’est-à-dire à peine moins que le temps vécu sur place[13]. Une fois arrivée à Paris, il m’a fallu encore deux ou trois jours pour finir tous les dessins que j’avais laissé en suspens – et, au final, tout cet effort autour d’un carnet de voyage m’avait follement agacé.

Quand je tiens un carnet, bien sûr, ça me prend énormément de temps (ça ne doit pas nécessairement être le cas, c’est simplement lié à mes projections et espérances!!! ne partez pas!!!). Je suis donc passée maître en la manière de récupérer chaque minute vide pour rattraper mon retard vie/carnet : lors d’un trajet en train ou en bus, en remplissant le bouchon de ma bouteille d’eau pour y tremper mes pinceaux d’aquarelle (c’est périlleux à cause du mouvement mais ça se fait bien) ; en buvant une bière le soir ; le matin, en attendant l’ouverture des musées ; lors d’un rare moment de repos des gens qui m’accompagnent, donc pendant qu’ils font leur sieste ; etc.

Au final, ça a accentué une réflexion plus générale pour moi sur la capture du souvenir et sa nécessité, et la minceur du fil entre volonté de raconter et capacité à lâcher-prise – et à vivre. L’équilibre existe, je suis encore en train de le chercher – cet été, mes carnets ont été moins prétentieux, plus immédiats, plus spontanés ; des petites bribes d’épisodes racontés sous forme de poèmes, des croquis rapides et colorés aux pastels gras, qui m’ont demandé moins de travail et de concentration qu’une aquarelle. À condition d’en avoir envie, bien sûr, je suis certaine que vous aussi pourrez le trouver – sans verser dans le sentiment d’imposture ni dans une impossibilité à simplement s’asseoir – et à contempler.

Belle fin d’été,

Alice.


[1] Une chance immense, encore, que ma grand-mère qui très tôt m’a fait découvrir le monde à ses côtés. Si tu me lis : merci petite mamynette.

[2] Ma source d’inspiration principale étant Nina Cosford, une artiste britannique, et son compte Instagram spécifiquement dédié aux carnets de voyage : @illustratedadventures

[3] Lors de ma randonnée d’une semaine sur le GR34 (Sentier des Douaniers), j’avais fait l’erreur d’emporter tous mes crayons, dans leur boîte qui plus est, ainsi que deux palettes d’aquarelle et une trousse de stylos et de feutre, sans compter deux romans et un recueil de poésie : mon sac faisait seize kilos (ce qui, mes experts rando le savent, est complètement débile et beaucoup trop lourd).

[4] Je ne dis pas ça par petit moralisme mais bien parce que c’est le principe d’un journal, quelque soit l’écart que l’on souhaite et puisse mettre entre chaque entrée.

[5] Particulièrement pratique pour faire des herbiers express.

[6] Où je risque dès maintenant de me faire taper sur les doigts par les artistes professionnels

[7] C’est le moment où je me fais limoger par les vrais

[8] Trouvés aux Géants des Beaux-Arts à Paris.

[9] Voire d’en fabriquer un vous-même : Lauratravelbook fait régulièrement des tutos de ce genre, que je vous invite à regarder !

[10] C’est Lauratravelbook d’ailleurs qui en avait parlé.

[11] Personnellement j’ai la Kodak Step Printer Zink (pour Zero Ink). Je ne dirais pas que c’est la meilleure qualité d’impression que j’aie jamais vu mais, ma foi, ça fait l’affaire.

[12] Et du taux actuel d’inflation j’en conviens.

[13] Petite astuce au passage : quand la vie va trop vite pour ce que je veux raconter, je laisse des pages vierges et écrit des mots-clefs au crayon type : « ici dessiner façade Rory’s Ink », pour quand j’aurais le temps.

2 Replies to “Tenir un carnet de voyage : un manifeste amateur pour celleux qui en ont envie et n’osent pas se lancer”

  1. Remplir des carnets , c’est une passion que je partage aussi totalement ! Carnets de voyage, carnets de route, carnets journal, carnets expérimentaux… Tout est prétexte pour se mettre dans cette bulle ! Les miens ne vont pas souvent loin mais ils me permettent de me connecter à la nature pour échapper aux bruits et à l’agitation du monde. Et je les fabrique moi même avec des chutes de papier que je récupère… Ça enrichit l’expérience. Merci pour ce témoignage !

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